A Kloten, on bosse (I)

Le 16 mai, les participants aux divers Study Tours étaient invités par swissnex à Kloten, dans les quartiers généraux officieux de Swiss, dans le cadre du Swiss Academia and the Social Media Landscape 2nd Annual Meeting.

Julia Kuhn Mirza, de swissnex San Francisco, a présenté les résultats d’une enquête sur l’utilisation des médias sociaux par les hautes écoles suisses. Les plus utilisés étant dans l’ordre Facebook, Twitter et LinkedIn, puis les blogs. iTunes U vient loin derrière. En termes de visibilité chez Mark Zuckerberg, l’Ecole hôtelière de Lausanne et l’EPFL font fort. Cette dernière, ainsi que l’Université de Zurich et l’ETH twittent en deux langues. L’Université de Fribourg était la première sur Twitter (19 juin 2007). Les documents présentés à Kloten seront bientôt disponibles.

Michael Mitchell, EPFL - Markus Zinsmaier, HSG - Andrea Schweizer, BFH et Florencia Prada - swissnex

Cette présentation était suivie d’une table ronde orientée questions pratiques, avec Michael Mitchell, EPFL – Markus Zinsmaier, HSG – Andrea Schweizer, BFH (Berner Fachhoschule).

Pour l’EPFL, Twitter a été le plus facile à implémenter, et sert à toucher les journalistes. Par contre, on ne peut lier aucun tweet directement avec une présence médiatique consécutive. Les tweets étant publics, la notion d’exclusivité se perd. Sans parler des embargos sur les publications dans les revues scientifiques. Pour la BFH, Facebook est tourné vers la communauté des étudiants. Andrea Schweizer a lancé cela sans soutien hiérarchique, et sans recours à des utilisateurs avancés dans son institution (des « ambassadeurs »).

Tout le monde a une stratégie plus ou moins formelle. Et des directives pour les questions de graphisme.

Les moyens consacrés aux médias sociaux sont souvent limités. L’EPFL engagera un-e community manager en septembre. Le personnel administratif répond aux questions sur les admissions posées sur Facebook, et les journalistes « maison » sont incités à faire connaître leurs articles via les réseaux sociaux. L’ensemble n’est pas très structuré. La HSG compte 11 personnes dans son équipe de communication, dont 1 « social media officer ». A la BFH, Andrea se qualifie elle-même de community manager. Chez elle, les personnes en charge des différents médias sociaux, dans les départements, se rencontrent régulièrement pour échanger leurs bonnes pratiques.

A l’EPFL, Michael a fait le tour des départements pour former les gens à l’emploi de ces nouveaux outils, en montrant de bons exemples, en mettant l’accent sur ce qui marche et en rassurant. Il signale un point qui concerne l’UNIL: des départements ou des professeurs souhaitent ouvrir des comptes sur les réseaux sociaux. Il leur demande d’attendre septembre pour se lancer, soit l’arrivée du community manager. Son département de communication peut les y obliger, vu la structure de l’institution et la proximité de la com’ avec la présidence.

Au niveau du contenu: ce qui marche, c’est ce qui parle des étudiants. Ils doivent pouvoir se reconnaître, se voir. Les photos ont du succès. Au final, on mélange des nouvelles institutionnelles ou scientifiques, qui ne suscitent pas souvent de réaction, avec des messages légers, des images instragr.am ou des vidéos fun. A l’EPFL, c’est YouTube qui cartonne (la vidéo sur le satellite nettoyeur a cassé la baraque). A la HSG et la BFH, c’est plutôt FB.

Pour les réponses aux questions sur Facebook: cela se fait avec l’identité de l’école, et non avec celle des individus. Ni au nom des facultés.

La HSG a divisé son audience sur Facebook. Pour Markus, les différents publics ont des besoins et des intérêts différents, il ne faut pas les mélanger. Il y a donc un canal général, et six sous canaux en fonction des audiences: Start pour les débutants et les prospects, Campus pour les étudiants, Research pour la recherche, Alumni et Professional, ainsi que le Shop. Ces pages se « likent » parmi, pour que l’on puisse s’y retrouver. Un exemple intéressant pour nous. Le graphisme varie légèrement selon les pages, avec un point commun: le logo.

Pour les vidéos: l’EPFL compte 7 à 10 jours pour réaliser un film. Il faut donc le planifier. L’école a acquis du matériel et utilisé son département audio-visuel pour la formation. « Il faut de la bonne qualité, mais surtout que ça ne ressemble pas à de la pub », souligne Michael. Car les blogueurs et les journalistes ne reprendront pas une vidéo promotionnelle dans leurs propres pages. Le côté « bricolé », mais de bonne qualité quant au contenu, est essentiel.

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