Comment parle-t-on de la fiction télévisée “The Wire” ? [TheWire2]

En suivant la mise en garde d’Antoine Maillet (2009), il faut envisager que « (…) le statut de <culte> qu’est en train d’acquérir la série [The Wire] crée un voile qui constitue un premier obstacle pour le chercheur qui souhaite avancer sur ce terrain ». Continuer la lecture

Comment parle-t-on de la fiction télévisée « The Wire » ? [TheWire1]

Suite à une proposition d’article, j’étudie en ce moment les modes de désignation et de catégorisation de la série The Wire (HBO, USA, 2002-2008, 60 épisodes) dans différents médias, notamment la presse écrite et les blogs spécialisés. J’ouvre donc une série de billets qui suivront l’avancée de cette analyse. Commentaires, ajouts et contributions sont les bienvenus.
En vrac, voici un premier aperçu des épithètes et des paraphrases déjà récoltés et qui sont utilisés pour désigner la série. Je vais m’efforcer de les décortiquer pour en comprendre les récurrences et identifier les registres convoqués : Continuer la lecture

Autogoal pour le cinéma hollywoodien

Pour certains films, on se dit parfois que la bande-annonce suffit à résumer l’ensemble du contenu. Et ce n’est évidemment pas un compliment. Pour d’autres, les producteurs orchestrent savamment le mystère et ne dévoilent au fil des semaines que des portions du scénario afin d’attiser l’intérêt du public. C’est une situation imprévue qui est arrivée à un film dont les diffuseurs souhaitaient pourtant jouer la carte du mystère. Continuer la lecture

S01E01 : introduction à la sociologie

Saison 1, épisode 1 : introduction à la sociologie
Critères d’authenticité et qualification sociologique dans les commentaires sur la série télévisée The Wire

Je présente sous ce titre l’esquisse d’une réflexion développée avec Héloïse Schibler (Uni. Neuchâtel) pour le futur dossier « LE POUVOIR DES FICTIONS AUDIOVISUELLES » de la revue Communication.

The Wire, UBO, USA, 2002-2008, 5 saisons

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De la boxe au catch [comics8]

Si les couvertures et les splash pages des comic books partagent de nombreux traits avec les poses des boxeurs, la bande dessinée va toutefois produire une triple rupture par rapport à ces modes de représentation du combattant à mains nues.

  • Tout d’abord, les conventions dessinées permettent d’ajouter du mouvement dans la fixité classique des photographies de combats. Les trajectoires, la vitesse et la force des coups de poing sont données à voir par des signes conventionnels non-figuratifs, éléments absents des mises en image classiques de la boxe.
  • D’autre part, les superhéros transgressent rapidement le seul recours aux poings, pour assener leurs arguments à coups de pieds, coudes, genoux et tête. Les représentations s’inclinent alors vers celles existantes dans le monde de la lutte professionnelle et amateur, telle que figurée notamment dans les manuels illustrés.

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