Ethnographie « multi-site » / programme

Les approches « multi-site » en ethnographie du travail : circulation et combinaison des sites de recherche

Atelier dans le cadre du Congrès 2015 de la Société Suisse de Sociologie, Lausanne.

Organisation
Michaël Meyer, Université de Lausanne, michael.meyer@unil.ch
Adeline Perrot, EHESS, Paris, adeline.perrot@univ-nantes.fr
Isabelle Zinn, Université de Lausanne, Isabelle.Zinn@unil.ch

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Thématique
Face aux dynamiques collectives qui prennent place dans des contextes de travail modernisés perçus comme « individualisés », la recherche sociologique est encouragée à revoir ses pratiques d’enquête. Afin d’analyser ces formes nouvelles (ou jusqu’alors restées invisibles) des liens sociaux au travail, il convient pour les chercheur·e·s ethnographes d’adopter une démarche en mouvement. Lorsque le déroulement de la recherche favorise sa circulation, l’ethnographe peut en effet multiplier les engagements in situ, observer plusieurs terrains d’une même activité de travail ou d’activités différenciées, collecter une pluralité d’évènements situationnels, en identifiant la diversité des formes d’action qui font sens sur les lieux d’ancrage et d’investigation des mondes étudiés. Dans une telle démarche d’enquête qu’on qualifiera de « multi-site » ou, en suivant Nicolas Dodier et Isabelle Baszanger, de «combinatoire», les chercheur·e·s ne sont pas fixé·e·s sur un seul terrain. Ils accumulent plusieurs sites et circulent entre différents « chantiers » afin de suivre les formes d’activités collectives auxquelles ils/elles s’intéressent et de pouvoir retracer leur accomplissement. Il s’agit d’obtenir une compilation de cas, de situations qui donnent à voir les logiques d’action qui se déploient sur les terrains de travail sélectionnés. L’enjeu est alors aussi de regarder comment se jouent les activités de travail (différentes ou proches) sur des lieux séparés et ce qui fait leur lot. Sur ce point, il peut être intéressant d’observer comment les membres des activités étudiées sur des lieux multiples, peuvent se trouver dans des engagements paradoxaux entre les différentes positions occupées et face à des injonctions contradictoires.

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Quelle sociologie pour la force publique en Suisse ?

Je propose ici des extraits d’un texte pour le Bulletin de la Société suisse de sociologie. J’y pose notamment la question du développement d’études sociologiques et historiques sur les corps de police en Suisse. Domaine pour le moment, il me semble, délaissé par les sciences sociales en Suisse.

Référence du texte intégral : Michaël Meyer, Quelle sociologie pour la force publique ? Les savoirs sociologiques et les « compétences sociales » dans la formation des policiers suisses. Bulletin – Société Suisse de Sociologie 140, pp. 31-34, 11-2011.

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