Retour en Suisse

Und jetzt, zurück in die Schweiz, mit einem lachenden und einem weinenden Auge. Freude und Wehmut…

Am Schluss haben wir noch die Gräber von Carlo Maderno und Francesco Borromini – den brühmten Architekten aus dem Südtessin – in der Kirche San Giovanni dei Fiorentini besucht. Eine Art Abschied?

Zufällig haben wir vor ein paar Wochen Saverio Sturm kennengelernt, einen Professor für Architekturgeschichte, des sich lange mit den Werken von Carlo und Domenico Fontana sowie mit ihrer Familie befasst hat. Das sind weitere Architekten aus dem Südtessin. Irgendwe sind die Tessiner hier in Rom überall präsent.

Voir Naples et puis mourir

L’église baroque, entourée et presque étouffée dans les palais de la ville est peut-être un symbole de Naples. Dans la ville on voit presque plus d’égises qu’à Rome; mais la réalité de la vie urbaine est beaucoup plus riche et rapide.

 

Tout près, l’hotel (autrefois) super-moderne de via Medina.

 

 

Autre église, toujour en via Medina, au centre de la ville.

 

Et la nouvelle station du métro Garibaldi, tout près de Napoli Centrale.

Il barbiere di Siviglia

Il barbiere di Siviglia, le 9.12.18 à Salerno, avec Massimo Cavalletti dans le rôle de Figaro et Giovanni Romeo dans celui de Bartolo. Magnifique!

Très joli petit théâtre italien.

Raison et déraison

J’ai vu, il y a quelques jours, le nouveau fil de Paolo Virzì, notte magiche. Malheureusement, ce n’est pas un bon fil, malgré les précédents du metteur en scène. Indépendamment de la qualité de l’œuvre, ce qui me frappe est le fait que les italiens-mêmes célèbrent en quelque sorte le caractère irrationnel de la vie dans la Péninsule (depuis Fellini, en passant par Sorrentino…). Sans parler de Sciascia et des siciliens.

C’est un autre vieux cliché sur l’Italie. Déjà Goethe écrivait à la fin du XVIIIe siècle : »Neapel ist ein Paradies, jedermann lebt in einer Art von trunkner Selbstvergessenheit. Mir geht es ebenso, ich erkenne mich kaum, ich scheine mir ein ganz anderer Mensch.« (Die italienische Reise)

Parfois, j’ai la même impression que Goethe : je ne me reconnais presque plus. Je peux très bien imaginer que je perdrais rapidement plusieurs principes et plusieurs habitudes helvétiques, si je devais vivre pendant longtemps à Rome, ou au sud de l’Italie. Et probablement quelques convictions également. Face aux problèmes quotidiens, à l’absurdité de certains aspects de la vie politique, je pourrais me laisser trainer par un joyeux « oubli de moi-même », je me concentrais alors plutôt sur les plaisirs de l’existence quotidienne, sans trop me soucier des grands systèmes – comme Goethe l’avais songé pendant son séjour à Naples. Et au diable la raison!

C’est une idée nourrie par de vieux clichés, bien sûr – mais les clichés véhiculent souvent des morceaux de vérité et façonnent en partie l’histoire. En fait, depuis le XVIIIe siècle, l’Italie est de plus en plus vue comme un pays de l’amour, de l’émotion, de la sensualité, incarnant plusieurs aspects attribués à la nature féminine. Tandis que la civilisation des pays du nord a été vue comme représentant une raison masculine, une civilisation supérieure, ainsi que le progrès. Pourquoi ai-je utilisé le passé ? C’est en partie encore le cas.

Stendhal, un autre grand connaisseur de l’Italie, outre que théoricien de l’amour, dit à ce propos une chose intéressante : « Une femme ne peut être guidée par l’habitude d’être raisonnable, que moi, homme, je contracte forcément à mon bureau, en travaillant six heures tous les jours, à des choses froides et raisonnables. Les femmes préfèrent les émotions à la raison ; c’est tout simple : comme en vertu de nos plats usages, elles ne sont chargées d’aucune affaire dans la famille, la raison ne leur est jamais utile, elles ne l’éprouvent jamais bonne à quelque chose. Elle leur est au contraire toujours nuisible, car elle ne leur apparait que pour les gronder d’avoir eu du plaisir hier, ou pour leur commander de n’en avoir plus, demain. Donner à régler à votre femme vos affaires avec les fermiers de deux de vos terres, je parie que les registres seront mieux tenus que par vous et alors, triste despote, vous aurez au moins le droit de vous plaindre, puisque vous n’avez pas le talent de vous faire aimer…. (De l’Amour)

Je trouve ce texte génial : il nous rappelle que la raison est un concept relatif ; c’est fondamentalement la raison du vainqueur, et on ne l’utilise si elle est utile à quelque chose. Je pense qu’en vivant longtemps à Rome, ma raison pourrait s’adapter facilement à de nouvelles circonstances.

Pour mieux comprendre le problème, je devrais peut-être lire la Critique de la raison pure de Kant, ce que je n’ai jamais fait. Mais, pour le moment l’apéritif m’attend, da Nino, et après cena in trattoria, in Trastevere. Kant peu bien attendre encore un peu… au diable la raison!

 

 

 

Mobilisierung gegen Pillon

Wie gesagt, habe auch den Eindruck, dass Salvini bisher konkret nicht viel ausrichten konnte, ausser auf das allgemeine politische Klima und auf Italien Image im Ausland Einfluss zu nehmen. Die ganzen Tiraden gegen Fremde sind zum Teil Schauspiel.

Was tatsächlich im Gang ist, ist eine Neupositionierung der Lega als führende Kraft im rechten Lager. Die Lega diskreditiert langsam aber stetig ihren Bündnispartner, den Movimento 5 Stelle, bis dieser in den Meinungsumfragen absackt – was sich schon heute abzeichnet. Anschliessend wird eine Regierungskrise produziert – was in Italien nicht besonders schwer ist – und die Lega übernimmt die Regierung mit Forza Italia von Berlusconi. Ohne oder mit Neuwahlen, das ist mir noch nicht klar.

Jedenfalls, im Schatten der MigrantInnenrethorik werden weitergehende Massnahmen vorbereitet, insbesondere eine neue Fiskalpolitik zugunsten der Reichen und Freisprüche für Steuersünder und weitere Gesetzesbrecher.

Nicht zu unterschätzen ist auch das Disegno di legge Pillon. Ausgearbeitet von einem anderen Lega-Mitglied, sieht der Entwurf vor, dass Scheidungen künftig faktisch schwieriger und kostspieliger werden, was sich v.a. für Frauen als nachteilig entpuppen wird.

Man muss sagen, dass dieser Entwurf auch berechtigte Anliegen der Väter aufnimmt, allerdings so, dass sie nicht realistisch umgesetzt werden können. Eine erprobte italienische Taktik.

Väter sollen gemäss Gesetzentwurf 50% der Zeit mit den Kindern verbringen; beide Eltern müssen Übernachtungsmöglichkeiten für die Kinder garantieren. Eine von den scheidenden Eltern bezahlte Mediation muss die Details regeln. Theoretisch sehr schön, praktisch nicht umzusetzen.

Was unter dem Strich bleiben wird, sind Nachteile und Kosten für Frauen, aber schliesslich auch für Väter und Kinder, die zwischen den Eltern hin und her gerissen werden und theoretisch in zwei verschiedenen Wohnungen leben müssten.

Gestern war ein verschiedenen Städten – auch hier in Rom – Mobilisierungstag gegen das Disegno di legge Pillon, mit grosser Beteiligung. Mal schauen, wie es herauskommt.