L’esthétique catholique

Bon, il faut avouer que l’esthétique catholique – ici dans l’église de la Maddalena, au centre de la capitale – n’est pas pour tout le monde. Heureusement ce n’est pas un véritable cadavre, mais tout de même… Il s’agit en tout cas de San Camillo de Lellis. (Si quelqu’un est intéressé à la prière de S. Camillo, il-elle peut me contacter…)

C’est l’esthétique de la Contre-réforme, qui au sud des Alpes est encore si présente. Mais paradoxalement je pense que c’est fondamentalement le même goût qui est exploité actuellement par certains médias, par les télévisions privées, les quotidiens gratuits, etc.

Qu’est-ce qu’on nous répète aujourd’hui, à ce propos ? Personnalisation, spectacularisation, émotions, images fortes et une bonne prise de kitch feraient partie de la recette du succès. Tout cela, les jésuites et les protagonistes de la Contre – Réforme l’avaient déjà très bien compris au XVIe siècle. C’est d’ailleurs la Contre-réforme qui a inventé la propagande, avec l’office « de propaganda fide ».

Ces recettes ont permis longtemps à l’église catholique de maintenir son emprise sur les classes populaires peu alphabétisées, qui n’avaient pas accès à d’autres outils culturels. Du populisme ante litteram ? Il est bien possible que nous soyons confrontés aujourd’hui à des problèmes semblables. À l’apparition de « nouveaux » langages et de « nouvelles » esthétiques pensées pour parler à des couches sociales de fait exclues d’autres canaux culturels.

 

L’église de la Maddalena

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