Archives de catégorie : littérature contemporaine

Le musée invisible d’Yves Bonnefoy

Dans l’ouvrage Quand les écrivains font leur musée…, Catherine Mayaux a réuni une vingtaine d’études sur les représentations ou l’imaginaire muséographique d’écrivains de la fin du XIXème siècle à l’époque contemporaine. Il s’agissait notamment d’interroger la manière dont la réflexion sur le musée croise les préoccupations d’un écrivain et interagit avec sa création.

Ma contribution, intitulée « Le musée invisible d’Yves Bonnefoy. « Les découvertes de Prague » et le sens du passé », traite en particulier de l’écriture du musée chez Yves Bonnefoy dans un texte en prose tiré de Rue traversière et autres récits en rêve (Poésie/Gallimard, 1992). Confronté à l’impossibilité de décrire l’altérité du passé, des tableaux et du musée de Prague, l’écriture du poète réussit en revanche à rendre admirablement compte de leur effacement dans les mots. L’écriture du musée se substitue ainsi à toute forme de description de celui-ci.

Publié dans Catherine Mayaux (dir.), Quand les écrivains font leur musée…, Bruxelles, Peter Lang, coll. Littératures de langue française, 2017, p.137-147.

 

La poésie de Houellebecq

Aborder la poésie de Michel Houellebecq n’est pas une tâche facile, car si le Houellebecq romancier suscite pour le moins la polémique, que dire alors du poète ? Au-delà des controverses qu’elle appelle inévitablement, cette poésie mérite qu’on essaie de la lire d’un point de vue simplement critique.

Dans le cadre du colloque Les « voix » de Michel Houellebecq, organisé à Lausanne par Raphaël Baroni et Samuel Estier, j’ai ainsi voulu confronter une certaine pratique du poème houellebecquien avec une réflexion – explicite ou non – sur la poésie, notamment pour mettre en lumière le paradoxe d’une écriture qui se veut « lyrique » alors qu’elle n’est traversée par aucune forme d’altérité crédible. C’est d’ailleurs peut‑être là une dimension essentielle à l’origine de toute l’œuvre de Houellebecq : l’impossibilité pour le « je » de se fonder dans le regard d’un autre alors que le monde est pourtant posé dans une altérité radicale.

Ma contribution, « La poésie et son autre: Rester vivant et les limites du solipsisme », est publiée en ligne sur le site Fabula.

Une écriture pour la vie (hommage à Jean-Claude Pinson)

La revue Nu(e) a consacré fin 2016 un numéro spécial à Jean-Claude Pinson (no 61, coordonné par Lise Michel). Les essais sur la poésie (notamment contemporaine), sur la poéthique, ainsi que les poèmes de Pinson sont mis à l’honneur par une quinzaine d’articles, agrémentés de nombreux inédits du poète.

Ma contribution, « Une écriture pour la vie », rend brièvement hommage et à l’homme et à l’œuvre, pour ce qu’ils ont d’exemplaire à mes yeux.

Publié dans Lise Michel (dir.), Jean-Claude Pinson, revue Nu(e) no61, Nice, octobre 2016, p.91-94.