Article publié en septembre 2026 dans l’ouvrage collectif dirigé par Stéphanie Pahud Quel désir en nos troubles? (Genève, Slatkine, p. 195-197).https://www.slatkine.com/fr/editions-slatkine/77047-book-07211479-9782832114797.html
Lecture et lecteur: un état des lieux
Croisant théorie littéraire et lectures concrètes, ce volume propose de cartographier quelques-uns des espaces ouverts par l’avènement de la figure du lecteur. Depuis l’annonce fracassante, par Roland Barthes, de la « mort de l’auteur » à la fin des années 1960, le lecteur et la lecture se sont en effet imposés comme des paradigmes incontournables des théories littéraires. Mais loin de mettre fin au mythe de l’Auteur, cette « naissance du lecteur » semble au contraire avoir permis une reconfiguration féconde de la figure même de l’écrivain, qui n’hésite plus désormais à inviter ses lecteurs et ses lectrices au cœur de l’univers fictionnel. Aussi lecteur, auteur et critique – sans qu’il soit d’ailleurs toujours possible de distinguer ces trois figures – ont-ils depuis plus d’un demi-siècle initié un dialogue passionnant dont se font l’écho les différentes contributions ici réunies.
Numéro spécial de la revue Versants co-dirigé avec Maria Bagyan et Adrien Paschoud et la collaboration d’Océane Guillemin. Lien vers le numéro : https://bop.unibe.ch/versants/issue/view/1539
Penser le consentement avec Albert Camus. « Noces »: une poéthique du « care »
Co-écrit avec Stéphanie Pahud, ce chapitre fait converser littérature et éthiques du care à partir du constat selon lequel la recherche d’un équilibre entre révolte et consentement parcourt toute l’œuvre d’Albert Camus et plus singulièrement Noces, recueil d’essais publié en 1939.
Ce chapitre est publié dans l’ouvrage Consentir. Pour une éthique interdisciplinaire du consentement, dirigé par Nadja Eggert, Stéphanie Pahud et Camille Roelens chez Labor et Fides en juin 2025. Article consultable en ligne: https://www.laboretfides.com/wp-content/uploads/2025/01/PDF_FNS_Consentir.pdf
Prologue à une herméneutique impossible: « Une Saison en enfer » et la traversée du sens
Issu d’une communication faite dans le cadre du colloque « Les Enfers: allers et retours » organisé par Alessandra Rolle et Olivier Thévenaz à l’université de Lausanne en novembre 2019, cet article propose une lecture des quelques lignes ouvrant Une Saison en enfer. Je montre notamment comment Rimbaud court-circuite toute possibilité d’interprétation et rend donc son texte littéralement illisible.
Une version revue et étendue de cette communication figure dans mon Trois pensées du langage. Montaigne, Descartes et Rimbaud dans l’altérité de l’écriture (Paris, Hermann, col. Fictions pensantes, 2024).
Article publié en ligne en décembre 2024 sur Fabula Colloques
Trois pensées du langage. Montaigne, Descartes et Rimbaud dans l’altérité de l’écriture.
Montaigne, Descartes et Rimbaud ont fait entendre dans l’écriture
ce que l’écriture passe sous silence : une pensée du langage qui est en
même temps une pensée contre le langage. C’est du cœur de l’altérité – du monde, du lecteur comme de la littérature – que les Essais, le Discours
de la méthode et le Prologue d’Une Saison en enfer donnent ainsi à
lire l’histoire de l’avènement, du règne puis de la mise à mort du sujet.
Url de l’éditeur: https://www.editions-hermann.fr/livre/trois-pensees-du-langage-arnaud-buchs
Traiter les mots autrement. Le « Manifeste du surréalisme »: une poéthique du « jamais vu »
Co-écrit avec Stéphanie Pahud, cet article met en perspective un poème de Poisson soluble avec le Manifeste du surréalisme – deux textes fondateurs publiés il y a 100 ans – pour en souligner la dimension poéthique.
Article paru en 2024 dans le premier numéro des Cahiers Breton, édités par les Editions les Cahiers, p. 199-210.
Lire la métaphore: une expérience de l’altérité
Partant de mon expérience de l’enseignement de la poésie de langue française à des étudiants allophones, cet article réfléchit à l’articulation de la métaphore et de l’altérité.
Cet article est publié dans l’ouvrage dirigé par Stéphanie Pahud et Magali Cécile Bertrand, FLE: français langue en expérience(s), Etudes de lettres no 323, Université de Lausanne, 2024, p. 109-126. Article consultable en ligne: https://journals.openedition.org/edl/7217
Voir, puis réduire la musique au silence. Baudelaire et Mallarmé dans le sillage de Diderot
Baudelaire et Mallarmé, dans le sillage de Diderot, ont fait de la musique un paradigme essentiel pour penser le rapport entre les arts en général et la portée de la poésie en particulier. La musique permet notamment de mesurer l’effet émotif du récepteur, poussé à son paroxysme chez les deux poètes.
Cet article s’inscrit dans l’ouvrage issu du colloque Les cordes vibrantes de l’art, organisé en 2018 à Paris par Nathalie Kremer et Sarah Nancy. Les actes sont publiés par les Presses universitaires de Rennes (https://pur-editions.fr/product/5392/les-cordes-vibrantes-de-l-art)
Montaigne: l’écriture de soi pour penser l’altérité
Le souci de l’autre, chez Montaigne, est constant, les figures de l’altérité sont d’une extraordinaire richesse. Et pourtant, Montaigne est surtout connu pour être l’écrivain de soi. Mais le « soy » de Montaigne, comme le Journal de voyage et les Essais, est en fait traversé par l’altérité. Cet article vise alors à montrer comment Montaigne, en particulier dans les Essais, va écrire puis penser l’autre à partir de soi.
Cet article figure dans l’ouvrage dirigé par Olga Kulagina et Anna Maziarczyk intitulé Penser, écrire et traduire l’altérité / Thinking, Writing and Translating Otherness, publié dans Lublin Studies in Modern Languages and Literature vol 45, no 4 (2021), consultable en ligne: https://journals.umcs.pl/lsmll/issue/view/698/showToc
Le positivisme de Taine
Au moment où l’œuvre de Taine semble sortir de l’oubli, il n’est sans pas inutile de s’interroger sur sa dimension épistémologique, notamment dans son rapport à la littérature. L’ « Introduction » de la monumentale Histoire de la littérature anglaise (1863) montre ainsi combien les catégories du positivisme échouent dans leur visée de fonder une nouvelle science de l’homme.
Article publié dans la revue Poétique no 190 (2021/2) sous le titre « Le positivisme de Taine au miroir de la littérature. Une science de l’homme sans objet ni sujet », consultable en ligne.
