Article publié en septembre 2026 dans l’ouvrage collectif dirigé par Stéphanie Pahud Quel désir en nos troubles? (Genève, Slatkine, p. 195-197).https://www.slatkine.com/fr/editions-slatkine/77047-book-07211479-9782832114797.html
Prologue à une herméneutique impossible: « Une Saison en enfer » et la traversée du sens
Issu d’une communication faite dans le cadre du colloque « Les Enfers: allers et retours » organisé par Alessandra Rolle et Olivier Thévenaz à l’université de Lausanne en novembre 2019, cet article propose une lecture des quelques lignes ouvrant Une Saison en enfer. Je montre notamment comment Rimbaud court-circuite toute possibilité d’interprétation et rend donc son texte littéralement illisible.
Une version revue et étendue de cette communication figure dans mon Trois pensées du langage. Montaigne, Descartes et Rimbaud dans l’altérité de l’écriture (Paris, Hermann, col. Fictions pensantes, 2024).
Article publié en ligne en décembre 2024 sur Fabula Colloques
Traiter les mots autrement. Le « Manifeste du surréalisme »: une poéthique du « jamais vu »
Co-écrit avec Stéphanie Pahud, cet article met en perspective un poème de Poisson soluble avec le Manifeste du surréalisme – deux textes fondateurs publiés il y a 100 ans – pour en souligner la dimension poéthique.
Article paru en 2024 dans le premier numéro des Cahiers Breton, édités par les Editions les Cahiers, p. 199-210.
Lire la métaphore: une expérience de l’altérité
Partant de mon expérience de l’enseignement de la poésie de langue française à des étudiants allophones, cet article réfléchit à l’articulation de la métaphore et de l’altérité.
Cet article est publié dans l’ouvrage dirigé par Stéphanie Pahud et Magali Cécile Bertrand, FLE: français langue en expérience(s), Etudes de lettres no 323, Université de Lausanne, 2024, p. 109-126. Article consultable en ligne: https://journals.openedition.org/edl/7217
Voir, puis réduire la musique au silence. Baudelaire et Mallarmé dans le sillage de Diderot
Baudelaire et Mallarmé, dans le sillage de Diderot, ont fait de la musique un paradigme essentiel pour penser le rapport entre les arts en général et la portée de la poésie en particulier. La musique permet notamment de mesurer l’effet émotif du récepteur, poussé à son paroxysme chez les deux poètes.
Cet article s’inscrit dans l’ouvrage issu du colloque Les cordes vibrantes de l’art, organisé en 2018 à Paris par Nathalie Kremer et Sarah Nancy. Les actes sont publiés par les Presses universitaires de Rennes (https://pur-editions.fr/product/5392/les-cordes-vibrantes-de-l-art)
Le Déjeu d’Alexandre Voisard
Seconde édition, entièrement revue, de l’ouvrage paru en 2008 chez Zoé. L’oeuvre d’Alexandre Voisard est l’une des plus riches et variées de la littérature romande contemporaine. Le Déjeu, publié en 1997 chez Campiche, est un livre charnière, qui creuse une double veine essentielle: la quête personnelle et l’interrogation sur les pouvoirs de l’écriture.
Le retour de l’auteur
Dans le cadre du numéro consacré à l’année 1980 par Gilles Philippe et Jérôme Meizoz, je montre à partir de quelques textes d’Yves Bonnefoy – tirés de L’origine de la parole – comment la « mort de l’auteur » proclamée par Barthes et Foucault est dépassée et renversée dans une nouvelle perspective qui fait de l’auteur l’ultime trace qui demeure de l’effacement du texte.
Cet article publié dans le numéro 312 de la revue Etudes de lettres est consultable à l’adresse: https://doi.org/10.4000/edl.2407
Littérature et altérité
L’enseignement de la littérature, notamment en France, est au centre de nombreux débats depuis les années 2000. A partir de l’enseignement de la poésie, à l’université, en Suisse romande, dans une perspective FLE – soit une marginalité clairement revendiquée, j’essaie de mettre en lumière une nouvelle conception de l’altérité, fondée sur une dimension poét(h)ique.
Le premier vers de « Zone », dans Alcools, est ainsi exemplaire de cette poét(h)ique de la lecture. Publié dans le numéro 22 de la revue Fabula lht, cet article, intitulé « Littérature et altérité: un art de vivre poét(h)ique », est consultable en ligne: https://www.fabula.org/lht/22/buchs.html
L’Écriture du réel. Baudelaire et le réalisme scriptural
Le milieu du XIXe siècle est marqué par une crise de la réalité, qui va notamment se cristalliser autour de l’émergence du daguerréotype puis de la photographie, qui donnera l’illusion d’une reproductibilité mécanique et industrielle du réel. Cette crise de la réalité est avant tout une crise de l’image, et une œuvre, une écriture en particulier – celle de Baudelaire – va en incarner tous les enjeux, qui dépassent de beaucoup ce que l’on appelle communément le « réalisme ».
Ce sont ces enjeux que je traite dans L’Écriture du réel. Baudelaire et le réalisme scriptural, Paris, Galilée, coll. Lignes fictives, 2019.
Le musée invisible d’Yves Bonnefoy
Dans l’ouvrage Quand les écrivains font leur musée…, Catherine Mayaux a réuni une vingtaine d’études sur les représentations ou l’imaginaire muséographique d’écrivains de la fin du XIXème siècle à l’époque contemporaine. Il s’agissait notamment d’interroger la manière dont la réflexion sur le musée croise les préoccupations d’un écrivain et interagit avec sa création.
Ma contribution, intitulée « Le musée invisible d’Yves Bonnefoy. « Les découvertes de Prague » et le sens du passé », traite en particulier de l’écriture du musée chez Yves Bonnefoy dans un texte en prose tiré de Rue traversière et autres récits en rêve (Poésie/Gallimard, 1992). Confronté à l’impossibilité de décrire l’altérité du passé, des tableaux et du musée de Prague, l’écriture du poète réussit en revanche à rendre admirablement compte de leur effacement dans les mots. L’écriture du musée se substitue ainsi à toute forme de description de celui-ci.
Publié dans Catherine Mayaux (dir.), Quand les écrivains font leur musée…, Bruxelles, Peter Lang, coll. Littératures de langue française, 2017, p.137-147.
